Yvonne Adhiambo Owuor

Yvonne Adhiambo Owuor
pas labex
pas Eurias

dates de séjour

01/10/2019 - 31/12/2019

discipline

Littérature

Fonction d’origine

Écrivain

Institution d’origine

(Kenya)

pays d'origine

Kenya

projet de recherche

La maîtresse café

La maîtresse café, une histoire contemporaine du café, explore des aspects de l’héritage africain du café et des histoires implantées à la fois dans les sols de l’est africain et dans leurs ombres figuratives. Le café, avec son histoire complexe et profonde, et son présent contesté et controversé, est l’artefact et la métaphore utilisés pour explorer le thème de la restitution, de l’appropriation culturelle ainsi que celui de la reconnaissance. L’histoire s’interroge si un futur dans lequel la part émotionnelle de ce qui a été volé, approprié, possédé, renommé et traité en marchandise lors de multiples incidences historiques et dans une écologie de marché élaborée, peut même trouver une résolution équitable. Cette histoire est la continuité d’une fouille artistique et littéraire des ruines métaphoriques et historiques pour en exhumer les fantômes et interroger les rites sociaux de « distillation et purification », qui deviennent des moyens humains pour oublier, justifier, mythifier et amputer. Cette histoire entre dans le monde de buna/ du café arabica dans les paysages du nord Kenya, de l’Ethiopie et de l’Erythrée et, plus significativement, dans la base spirituelle « effacée » de Zar, où buna trouva originellement une voix transcendantale, un sens et une personnalité d’humain honoraire. Cette histoire sera infusée dans les désirs que ce grain sacré/désacralisé provoque, une étude des péchés cardinaux humains, de l’alchimie, de la politique, le lieu, le sol et l’appartenance. Elle (re)-situe la culture du café en Afrique de l’est dans un acte littéraire de restitution du grain à sa source, à son foyer et à son peuple.

biographie

Yvonne Adhiambo Owuor est née à Nairobi, au Kenya. Elle a étudié l’anglais et l’histoire à l’Université Kenyatta et a obtenu un diplôme de Maîtrise des Arts à l’Université de Reading, en Angleterre, ainsi qu’une Maîtrise de philosophie (Ecriture créative) de l’Université du Queensland, à Brisbane. De 2003 à 2005, elle fut la directrice exécutive du Zanzibar International Film Festival au sein duquel un forum littéraire fut mis en place. Le magazine littéraire kenyan Kwani ? a publié sa nouvelle Le poids des murmures qui lui a valu le Caine Prize for African Writing en 2003. Le style fragmenté, poétique et empreint d’émotions s’est prolongé dans son premier roman, grandement acclamé, Poussière (2014). Ce livre est le récit d’une histoire des passés du Kenya par l’entremise de l’odyssée d’une famille dans la tourmente dans le nord du Kenya. En 2015, il fut présélectionné pour le Folio Prize. Il a été traduit dans plusieurs langues. Son second roman, La mer des libellules (2019) est un roman d’apprentissage qui explore certains aspects des imaginaires maritimes de l’est africain à un moment où la Chine y fait un grand retour. Ses nouvelles, articles et essais ont été largement publiés, par exemple dans McSweeney’s ainsi que dans Les filles de l’Afrique de Margaret Busby. Sa nouvelle Le conte du rémouleur a été adaptée en court-métrage. Elle a écrit des articles pour différents journaux tels que, récemment, l’Eastern African Literary and Cultural Studies. Pour ses contributions artistiques et culturelles, elle fut décorée de la Kenya Head of State Commendation. Y. Owuor est également active dans les secteurs de l’environnement et de la conservation et apprécie les exploration transocéaniques, transrégionales ou inter-universelles.

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