Luciana Gabriela Soares Santoprete

Luciana Gabriela Soares Santoprete
labex
pas Eurias

dates de séjour

01/09/2018 - 30/06/2019

discipline

Philosophie

Fonction d’origine

Chercheuse associée

Institution d’origine

LabeEX-HASTEC, Paris (France)

Fonction actuelle

Chercheuse

Institution actuelle

Université de Bonn (Allemagne)

pays d'origine

Allemagne

projet de recherche

Une nouvelle histoire du platonisme dans l'antiquité tardive : tradition, innovation et marginalité philosophiques et religieuses

Mon projet de recherche est consacré à l’étude des textes platoniciens philosophiques et philosophico-religieux de l’époque impériale et de l’Antiquité tardive (Ier - VIe siècle) dans son contexte culturel. Il vise en particulier à identifier les questions abordées par Plotin avec les gnostiques, et à montrer l’importance de leurs débats pour le développement de différents aspects de la pensée de Plotin tels que l’épistémologie, l’ontologie et l’éthique. Cette recherche sur l’intertexte de Plotin comble un vide historiographique. Depuis l’édition de Henry Schwyzer au début du XXe siècle, les chercheurs se sont consacrés à clarifier des problèmes textuels liés notamment aux sources platoniciennes, péripatéticiennes, stoïciennes et épicuriennes, mais ont négligé les gnostiques qui sont pourtant des platoniciens contemporains de Plotin, et qui comptent parmi ses principaux adversaires. Je prépare ainsi avec Michel Tardieu (Collège de France) une édition annotée et commentée du Traité 33 (II, 9) de Plotin à partir de la traduction que nous a léguée Pierre Hadot (ouvrage qui sera édité par Vrin), ainsi que le commentaire de l’écrit gnostique Anonyme de Bruce, connu et discuté dans l’école de Plotin. L’étude du débat entre Plotin et les gnostiques à partir de ces textes est capitale pour comprendre l’histoire de la pensée parce que cette controverse présente une synthèse très originale des thèmes et des doctrines philosophiques des auteurs majeurs de l’Antiquité classique (Platon, Aristote) et que c’est via Plotin que les cultures grecques et romaines ont été léguées à la chrétienté médiévale, à la pensée arabo-musulmane et à la Renaissance humaniste, et ont ainsi été transmises à l’Europe moderne. Les données nouvellement découvertes sont insérées systématiquement dans les trois instruments numériques (« Les Platonismes de l’Antiquité Tardive ») déjà mentionnés.

biographie

Luciana Soares est docteur en philosophie par l’Ecole Pratique des Hautes Etudes (EPHE, Section des Sciences Religieuses, Paris), ancienne élève de l’Ecole Normale Supérieure de Pise et de l’Université Fédérale de Rio de Janeiro. Attaché temporaire d’Enseignement et de Recherche d’abord à l’EPHE (Section des Sciences Religieuses) puis au Collège de France (Institut d’Histoire des Christianismes Orientaux), elle se consacre depuis longtemps à l’étude de l’histoire de la philosophie et des courants religieux de l’antiquité - en particulier la période impérial et les courants platoniciens païens et chrétiens à savoir, respectivement, le médio- et néoplatonisme, et le gnosticisme - et à l’étude de la transmission et réception des textes (édition, traduction et commentaire de textes grecs et coptes). Chercheur associé au Centre Jean Pépin (UPR 76, CNRS, Paris) depuis 2011 et au Laboratoire d’Etudes sur les Monothéismes (LEM, UMR 8584, CNRS, Paris) depuis 2001, elle a été lauréate en 2011 d’une bourse post-doctorale au Laboratoire d’Excellence Européen d’Histoire et Anthropologie des Savoirs, des Techniques et des Croyances (LabEX-HASTEC) à Paris. Ses recherches portent sur la polémique entre païens et chrétiens dans les premiers siècles de notre ère et sur la contribution des courants religieux à l’histoire du platonisme.. Elle a dirigé le projet européen « The ‘Dark Side’ of Late Antiquity. Esoteric currents and their influence in the Spirituality of Late Antiquity » et a crée en ligne la base de données et le carnet de recherche « Les Platonismes de l’Antiquité Tardive » (https://philognose.hypotheses.org et http://philognose.org). Son dernier livre s’intitule « Langage des dieux, langage des démons, langage des hommes dans l’Antiquité » (Brepols 2017).

institut

01/02/2011