Le printemps arabe et les dangers de l'islamisme

Le printemps arabe et les dangers de l'islamisme

auteur

Javad Tabatabai

date de sortie

01/11/2011

discipline

Sciences politiques

présentation

Nous assistons actuellement à des événements majeurs dans le monde arabe. Même si depuis la chute du mur de Berlin nous avons pu assister à l’effondrement de plusieurs régimes liberticides, ce qui se passe sous nos yeux est, malgré ses ressemblances avec la chute d’un système totalitaire, d’une tout autre nature. Tandis que les systèmes totalitaires européens, à l’exception de la Russie, ont entamé une transition vers un système libéral et démocratique, les pays arabes, sans réelle alternative démocratique, ressemblent plutôt aux républiques de l’Asie centrale de l’empire soviétique, majoritairement musulmanes. Dans la plupart de ces pays, les despotes ont vite remplacé le système totalitaire, ou ont récupéré les ruines de celui-ci ; ce qui signifie que non seulement l’effondrement d’un système totalitaire n’a pas fait place à la liberté, mais aussi, puisque le système de protection sociale s’est effondré, une partie importante de la population est tombée dans le dénuement total.

 

Devant les événements des pays arabes, les medias, qui comprennent mal ce qu’il se passe mais sont emportés par l’enthousiasme ambiant, parlent euphémiquement du « printemps arabe » comme si dans le monde arabe, et dans d’autres pays « despotogènes », il n’existait qu’un seul exemplaire de ces monstres qui, depuis la libération de ces pays et surtout depuis plus de quatre décennies, opprimaient ces peuples épris de liberté. L’attitude des medias se comprend aisément, car d’un point de vue purement journalistique, tout événement fait partie de l’histoire immédiate et représente un certain intérêt. Mais ce qui étonne dans ces réactions à chaud, c’est la prise de position de ceux qui ne font l’éloge d’événements qui ne semblent guère conduire à ces « démocraties » qu’on ne cesse de nous annoncer. Il n’est politiquement pas correct, aujourd’hui, d’aller à l’encontre de cette euphorie générale, et plus encore à l’encontre de l’optimisme de ces Middle Eastern Studies, partagé par les gouvernements occidentaux, et de prétendre que, le plus souvent, comme le montre l’histoire de ces pays, à la mort du despote on n’a cessé de crier haut et fort « Vive le despote » !

 

Si l’on fait abstraction du cas des républiques de l’Asie centrale, l’exemple le plus récent en date, c’est naturellement l’Iran. En pleine crise de la monarchie iranienne, Michel Foucault, lui aussi emporté par l’enthousiasme ambiant, écrivait une phrase qui ressemble un peu trop à ce qu’on lit sous la plume de ses successeurs. Foucault, croyant découvrir une vertu chez les Iraniens que l’Occident avait oubliée depuis la Renaissance, à savoir « la spiritualité politique », écrit : « Quel sens, pour les hommes qui habitent [la terre d’Iran], à rechercher au prix même de leur vie cette chose dont nous avons, nous autres, oublié la possibilité depuis la Renaissance et les grandes crises du christianisme : une spiritualité politique ». Et il ajoute : « J’entends déjà des Français qui rient, mais je sais qu’ils ont tort ».

 

Le moins que l’on puisse dire, vu le bilan de trois décennies de la réminiscence de la « spiritualité politique » par les Iraniens, c’est que les Français normalement constitués avaient raison de rire de leur philosophe qui, faisant preuve d’une irresponsabilité insondable, inventait un concept vide de sens. Mais Michel Foucault avait lui aussi tort de rire des Français qui riaient de l’invention du grand philosophe. Michel Foucault ignorait tout d’un pays dont il couvrait les événements pour le journal italien Corriere della Sera. Aujourd’hui, plus de trente ans après, les événements de l’Iran, remplaçant un autocrate moderne par un despotisme moyenâgeux, ont donné lieu à tout sauf à une « spiritualité politique », et ceci doit inviter le philosophe à parler désormais plus modestement et surtout à être un peu plus responsable, car ce n’est pas lui qui en paiera le prix. Foucault faisait fi de toute déclaration responsable ; ce qui l’intéressait, c’était le refus d’obéir et, de ce point de vue, il s’approchait beaucoup des masses révolutionnaires, mais surtout, il se trouvait fondamentalement en accord avec les islamistes. En effet, il écrit : « Les soulèvements appartiennent à l’histoire. Mais, d’une certaine façon, ils lui échappent. Le mouvement par lequel un homme seul, un groupe, une minorité ou un peuple tout entier dit : “Je n’obéis plus”, et jette à la face d’un pouvoir qu’il estime injuste le risque de sa vie – ce mouvement me paraît irréductible. Parce qu’aucun pouvoir n’est capable de le rendre absolument impossible ». En écrivant ces propos, et confondant la rive gauche avec les bas-fonds de Téhéran, où les islamistes et les gauchistes de tous bords préparaient les conditions de l’obéissance la plus parfaite, Foucault s’alliait objectivement aux islamistes et aux gauchistes.

 

Aussi bien l’intelligentsia française qu’arabe, naturellement pour des raisons différentes, n’aiment pas évoquer l’exemple de la révolution islamique, mais pourtant ses leçons sont du plus haut intérêt pour comprendre le sens de ce « printemps arabe ». L’intelligentsia arabe pourra, bien entendu, crier haro sur l’évocation de cet exemple d’une impertinence insolente à leurs yeux. La révolution islamique, ainsi que la théocratie, n’ont été possible qu’en Iran, pays non arabe et chiite. C’est faux ! À mon sens, si l’Iran est un exemple à méditer, c’est qu’il a été à bien des égards un contre-exemple : contrairement aux pays du printemps arabe, l’Iran n’a jamais été colonisé. Il y plus d’un siècle, l’Iran a eu la première constitution moderne de l’Asie ; de surcroît, jusqu’aux années soixante du siècle dernier, l’Iran n’avait pas connu l’islamisme qui a été importé principalement d’Égypte, sous forme de traduction de petits traités, publiés en grande partie par des mollahs et par les deniers des séminaires de la petite ville sainte de Qom, dont le tirage ne dépassait guère un millier d’exemplaires, plus ou moins introuvables dans les autres villes. C’est à partir du moment où la crise de la légitimité de la monarchie s’est approfondie que l’islam s’est présenté comme alternative à la monarchie, mais c’est l’islamisme qui a pris le pouvoir, et il ne pouvait en être autrement. Comment, dès lors, d’un mouvement « spirituel » pouvait-il sortir un régime « politique » semi-totalitaire ?

 

Pour faire court, et en prenant le contrepied de l’affirmation de Foucault, je dirais que les Iraniens n’avaient pas oublié ce que, selon lui, les Européens ont oublié depuis la Renaissance. Ils étaient foucaldiens sur ce point précis, et ne savaient pas que le chemin des enfers « politiques » est pavé par la « spiritualité ». C’est ainsi que les Iraniens ont perdu une constitution moderne qui garantissait toutes les libertés, même si l’autocratie du Shah faisait obstacle à la réalisation de la liberté politique et à la participation au pouvoir, puisqu’ils pouvaient au moins choisir librement leurs habits… Ils pensaient, comme Foucault, qu’il suffisait de prononcer le « non irréductible » pour que le miracle se produise. Ils ont perdu toute illusion depuis, mais il n’est pas sûr qu’on puisse dire de même de l’élite musulmane.

 

On n’a pas encore bien réfléchi sur cette pérennité de l’ancien dans les temps modernes. En ce qui concerne le Moyen-Orient islamique, je ne suis pas sûr que l’on soit à même de faire une analyse de ses phénomènes en termes de Middle Eastern Studies dominées pas une sociologie politique mal-digéréé. Il est indéniable que, d’un point de vue d’une sociologie politique superficielle, tout mouvement social se présente sous un aspect moderne et doit être analysé comme tel. Les pays musulmans ont leurs propres spécificités et, pour pouvoir les analyser, il faut pouvoir préalablement affiner les concepts qui sont les leurs. Ces pays, colonisés ou non, sont à la périphérie de l’Occident, non seulement sur le plan économique et politique, mais, qui plus est, sur le plan théorique. Ils ne sont pas seulement une imitation du capitalisme ou du socialisme, fût-il arabe, mais ils se comprennent de surcroît à travers le prisme de la sociologie européenne. Foucault, qui ne pouvait que se placer du point de vue de son savoir européen, avait raison de prendre les bas-fonds de Téhéran pour la rive gauche, puisqu’à Paris ou à San Francisco, dans la mesure où on est en État de droit, on peut ne pas obéir. Mais, à Téhéran, derrière ce « non irréductible », un philosophe antiautoritaire devait pouvoir déceler ce prophète qu’on était appelé à adorer.

 

Les islamistes n’étaient pas contre le Shah parce qu’il était autoritaire, mais parce qu’il n’était pas suffisamment autoritaire pour imposer la charia, toute la charia. Pour les gauchistes ainsi que pour un certain nombre de gens « progressistes », ce « refus irréductible » signifiait forcément une libération, et ils ne pouvaient pas comprendre qu’un mouvement social pouvait déboucher sur la destruction de tout social. Tout mouvement social est loin d’être une aspiration à des revendications modernes. C’est ce phénomène du retour de l’ancien sous les espèces du moderne qui a induit Foucault en erreur. Foucault l’idéologue ne possédait assurément pas l’appareil conceptuel approprié à l’analyse de ce phénomène.

 

Ainsi, sous son aspect extérieur, le printemps arabe peut être considéré comme un mouvement social de libération dont les participants revendiquent « les droits et libertés », mais encore faut-il savoir ce qu’on entend par les mots « droits et libertés ». Il va sans dire que toute révolte en est une pour se libérer du joug d’un maître ; de ceci tout le monde peut convenir, mais la difficulté commence là où on tente de remplacer un maître ancien par un ordre nouveau. Une question que les medias ne savent pas poser, mais que l’intelligentsia ne peut pas ne pas poser, c’est de savoir, une fois s’étant débarrassé de l’ancien maître, quels sont les moyens à la disposition du peuple musulman pour se choisir un chef à la place d’un maître.

 

Comme la charia demeure le seul et indépassable horizon dans les limites duquel le droit est possible pour un musulman, la liberté n’est pas le fait d’être libre par ses droits et dans les limites de ses droits, mais de se libérer d’un maître injuste pour confier son destin à un maître par qui la justice viendra. La distinction entre maître et chef, qui va de soi pour un européen, est inconnue dans la pensée politique de l’islam. Dans la mesure où l’islam ne raisonne pas en termes de droits, il a été incapable d’élaborer le concept d’un État de droit, étant par là même confiné dans les limites de la justice comme attribut d’une personne. C’est par ce non-droit qu’un fidèle est libre, et par son nouveau maître. N’ayant pas une idée claire et distincte des droits, dans la mesure où la charia ne proclame que des devoirs, le peuple musulman, théoriquement, ne raisonne qu’en termes de devoirs et par conséquent ne distingue guère entre maître et chef.

 

Tous ces concepts, conditions sine qua non de la revendication des droits et d’un État de droit, manquent au peuple musulman. L’islam, comme idéologie du pouvoir que prêche l’islamisme, comprend la justice outre comme l’attribut de la personne de l’imam, du guide, mais avant tout comme la justice sociale qui doit distribuer les deniers publics. Le concept même de liberté d’ailleurs n’est pas connu dans les langues de l’islam jusqu’au xixe siècle ; aussi bien en arabe que dans les autres langues de l’islam la liberté ne signifiait que le fait de ne pas être esclave, et c’est en traduisant vers les langues européennes que l’ambivalence s’est installée dans le contenu de ce mot, donnant lieu à l’illusion qu’un fidèle musulman entend par le mot « liberté » la même chose qu’un Européen, qu’un pays européen libre est libre au même titre qu’un pays musulman. Une chose est certaine : les concepts comme « liberté » et « droit » font partie de systèmes de pensées difficilement assimilables par le peuple musulman pour les raisons que je viens d’évoquer, et c’est pour cette raison que, concernant l’évolution de la situation, il faut préférer le pessimisme de l’intelligence à l’optimisme de la volonté. L’exemple de la révolution iranienne nous éclaire derechef sur ce point, car dès le début du mouvement, le mot liberté est apparu comme la revendication principale, mais qui a disparu avec le départ de l’ancien maître. Une fois son départ confirmé, tout le monde avait l’impression d’être libre et c’est ainsi que les medias et intelligentsia européens ont compris les slogans en faveur de la liberté en Iran.

 

Il est tout à fait possible que, malgré le printemps, la libération ne soit pas à l’ordre du jour dans les pays arabes, car la libération n’est pas se débarrasser du tyran, mais vouloir la liberté, puisqu’il y a mille façons de se débarrasser d’un tyran, mais il y a une seule manière d’accéder à la liberté. En d’autres termes, il ne suffit point d’être contre le tyran pour être libre, mais il faut avoir une certaine idée de la liberté. La révolution islamique peut jeter une lumière sur ce fait. Pendant les mois qui précédaient la révolution, l’acquisition de la liberté était conditionnée au départ du Shah d’Iran. Une fois celui-ci obtenu, islamistes et gauchistes, dans leur double variante marxistes et « islamiques », ont brandi l’étendard du coup d’État pour venir à bout des revendications de la liberté qu’ils avaient eux-mêmes contribué à propager. De ce point de vue, la conception que la gauche avait de la liberté était conforme à celle des islamistes et ils s’entendaient parfaitement sur le fait que la liberté ne signifiait rien d’autre que de se débarrasser du maître afin de pouvoir le remplacer. Ce qu’ils firent ! Il est entendu que les slogans ne manquaient pas, mais, dans l’ignorance fondamentale de ce qu’est un régime de liberté, et dans la confusion totale, il était normal que l’alternative fût constituée du plancher des revendications populaires. Comme il y a eu, et il y a toujours, ce consensus chez les peuples musulmans que l’islam est la plus parfaite des religions puisqu’elle propose un projet de société et une théorie d’un gouvernement assumant tout aussi bien le bonheur dans ce monde que la félicité au-delà ; en l’absence de tout autre projet politique la république islamique est inévitable, et elle restera toujours d’actualité tant que les peuples musulmans n’auront pas une idée claire d’un régime de liberté.

 

Comme on oublie souvent que l’Iran est loin d’être l’inventeur de ce prodige de la pensée politique qu’est « la république islamique », je rappelle pour mémoire qu’aussi bien le très « laïc » Pakistan que le régime instauré par les puissances européennes en Afghanistan enfin libéré sont des républiques islamiques. Il y a par conséquent fort à parier que l’islam étant le seul horizon pour les peuples musulmans, et la république étant compris comme un ersatz du régime politique traditionnel de l’islam qu’a été le califat, les peuples libérés vont opter pour l’une de ces républiques – islamiques ou non – avec un guide en bonne et due forme, « comme pasteur du troupeau », en guise de destructeur de cette même république. N’oublions pas que pour les nations colonisées la décolonisation était déjà une libération et cette libération n’a pas empêché l’arrivée des pires des tyrans dont on se débarrasse aujourd’hui comme signe de libération.

 

Il faut déjà pouvoir tirer les leçons de la première libération et de sa mutation en despotisme. Le printemps des peuples opprimés passe par cette nécessaire analyse des échecs sans cesse recommencés. Mais puisqu’ils ne sont pas prêts à être bousculés dans leurs habitudes, et surtout qu’ils ne veulent pas quitter l’u-topos de l’illusion de l’islam panacée de tous maux, une libération prochaine n’est pas à l’horizon. Paradoxalement, un bon musulman, pour pouvoir garder sa foi, doit pouvoir sortir l’islam de l’islamisme, qui, loin d’être une foi, est une idéologie du pouvoir, dont la réalisation effective ne peut qu’être un échec, surtout pour l’islam. Toute libération des peuples musulmans a comme condition de possibilité la libération des illusions de l’islam, de la croyance que les crises de l’Occident signifient que l’islam a les moyens de gérer les affaires du monde moderne. Qui plus est, le monde de l’islam est en crise sans que les peuples opprimés en aient la moindre idée. Le fait qu’on insiste dans ces pays sur la crise de l’Occident et de ses valeurs jusqu’à la nausée c’est pour se détourner d’une crise dont l’intelligibilité est pourtant la condition sine qua non d’une libération.

 

Mais reste à savoir si les peuples musulmans sont – ou seront – capables de se libérer des illusions de l’islamisme et d’acquérir une idée de ce qu’est un régime de liberté. Dans les conditions actuelles, et vu le niveau de la conscience que ces peuples ont de la complexité du monde moderne, je pense que, si on entend par la démocratie autre chose que le choix de nouveaux maîtres, les régimes qui vont remplacer les despotismes déchus pourraient être tout sauf une démocratie. Déjà Rousseau, qui, contrairement à Foucault, savait que la « la science du salut et celle du gouvernement sont très différentes », avait affirmé qu’il n’appartenait pas « à tous les yeux de… pénétrer » dans la complexité de la « constitution démocratique », ce « chef-d’œuvre de l’art politique ». Ceci est encore plus vrai des peuples musulmans, puisque l’idéologie de l’islamisme ne leur permet que de voir le monde moderne par le petit bout de la lorgnette. Si la démocratie est ce « chef-d’œuvre de l’art politique » on est en droit d’affirmer que ces événements, quelque impact qu’ils aient sur le destin des peuples musulmans, sont loin d’être les prémisses d’une démocratie. Car non seulement dans le stade actuel du développement de la conscience de ces peuples, il n’appartient pas à leurs yeux de pénétrer dans l’artifice de démocratie, mais les lunettes qu’ils portent pour corriger leur myopie de la modernité, à savoir l’idéologie islamiste, comme panacée à tous maux, ôte tout espoir.

 

Les pires ennemis qu’ont les peuples musulmans sont les illusions qu’ils ont créées sur le compte de leur religion. Pour pouvoir se tenir au seuil de la démocratie, il faudra se débarrasser de ces illusions, et ceci demandera un effort pour comprendre l’islam dans les limites de la simple raison. Seront-ils à même de faire entrer l’islam dans ces limites ? En tenant compte des leçons de l’histoire de ces pays, on est en droit d’être sceptique. Quand Zarka écrit : « Pour que l’aspiration à la liberté s’affirme avec autant de vigueur que ces derniers temps, il faut que la liberté et la démocratie puissent être considérées non seulement comme possibles, mais aussi réalisables dans le présent. Il faut donc que ces peuples aient fait la critique du fatalisme lié à la croyance d’une puissance irrésistible de la culture et de la tradition » (je souligne) dans le sillage de Foucault, il glisse de « l’inspiration à la liberté » à « la critique de la tradition » et il impose un fardeau aux peuples musulmans qu’aucun d’entre eux ne pourrait supporter. On sait que la terre d’islam est fertile en miracles, mais on ne sait peut-être pas que ce saut de la tradition à la modernité ne relève pas de miracles ; il faudrait beaucoup d’effort pour être républicain.

 

 

biographie

Javad Tabatabai a été professeur et vice-doyen de la Faculté de droit et de sciences politiques de l’université de Téhéran. Après avoir mené des études de théologie, de droit et de philosophie, il a obtenu un doctorat d’État en philosophie politique à l’université de Paris I - Panthéon-Sorbonne qui portait sur la philosophie politique de Hegel. Il a été résident au Wissenschaftskolleg zu Berlin ainsi que visiting scholar au Moynihan Institute of Global Affairs de l’université de Syracuse. Il a publié une dizaine de livres consacrés à l’histoire des idées politiques en Europe et en Iran.

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