Le dispositif AGIR

Dispositif pour renforcer l’internationalisation des SHS

* Grands facteurs d’internationalisation

• Développement spectaculaire des moyens de communication scientifique

• Multiplication des réseaux scientifiques

• Accroissement de la mobilité des chercheurs 

• Mondialisation de l’édition scientifique

• Emergence de nouveaux lieux de production des connaissances

• Généralisation du financement de projet (agences nationales de programmation de la recherche, PCRD)

 

⇒  Accélération de la circulation des savoirs au niveau international

⇒  Intensification des collaborations scientifiques internationales

⇒  L'Internationalisation s’est imposée comme un moyen et un vecteur de l’excellence et de l’innovation scientifique stimulant la production de connaissances grâce à un renouvellement méthodologique et thématique.

* Spécificités de l’internationalisation des SHS

Dans ce contexte de renforcement généralisé de l’internationalisation de la recherche, 

les sciences humaines et sociales présentent des spécificités qui expliquent une dynamique particulière :

• degré d’intégration épistémique et méthodologique

• place de la langue dans la pratique de recherche 

• prégnance d’une forme d’“internationalisme méthodologique”

• nature des publications (articles vs. monographies)

 

Il en résulte des dynamiques d’internationalisation différenciées en termes de :

• mobilité entrante et sortante

• de participation à des réseaux de recherche européens et internationaux

• de montage/coordination de projet

• de publications et copublications 

 

⇒  appelle des actions spécifiques pour renforcer la dimension européenne et internationale de notre potentiel de recherche.

* Problématiques de l’internationalisation des SHS

Le soutien à l’internationalisation de la recherche figure depuis une dizaine d’années parmi les priorités des établissements, organismes et regroupements. Il est désormais admis que l’internationalisation de la recherche est la résultante d’un processus complexe et multifactoriel qui se construit dans un contexte de concurrence scientifique internationale accrue.

Des progrès ont été enregistrés en différents points du processus :

• attractivité (IEA, Labex, MSH)

• mobilité internationale (SMI, UMIFRE, etc.)

• accompagnement au montage de projets (cellules Europe)

• expertise en matière de portage de projets (établissements)

• internationalisation des revues

 

Toutefois, à l’Europe et à l’international, les performances françaises demeurent globalement décevantes et en-deçà du potentiel de nos communautés scientifiques et de nos établissements :

• part dans les financements européens de la recherche individuelle et collaborative

• place de nos chercheurs/enseignants-chercheurs dans les meilleures publications internationales (⇏ WOS)

• présence dans les grands programmes de mobilité

• participation aux grands réseaux de recherche

* Une réponse structurante et multidimensionnelle : AGIR

Deux objectifs complémentaires :

• Développer le potentiel international (notamment aux niveaux des doctorants, des post-doctorants et des jeunes chercheurs et enseignants-chercheurs, aussi grâce à l’attraction renforcée des meilleurs chercheurs étrangers)

• Renforcer le rayonnement international de la recherche française en améliorant ses performances en matière de financement de la recherche (individuelle et collaborative), de participation/leadership de consortia internationaux et de (co)publications.

 

Une action de soutien aux efforts déployés par les établissements et au bénéfice des communautés de recherche.

• Approfondissement des acquis

• Diffusion des bonnes pratiques

• Dépassement des blocages disciplinaires et organisationnels encore existants

 

AGIR en différents points du processus d’internationalisation par une série d’actions conçues et déployées en concertation avec les principaux acteurs de l’internationalisation de la recherche sur les plans national (MESRI, Alliance Athéna, ANR, CNRS, CPU, Campus France, etc.) et territorial (universités, MSH, Labex, IEA, etc.).

* AGIR en cinq programmes d’action